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Sécurité économique

L’écart observé entre le revenu des femmes et celui des hommes n’est pas nécessairement stable dans le temps : il aura tendance à s’accentuer à différents moments de la vie active des travailleuses, comme lors de la naissance d’un enfant ou lors de la prise en charge d’une personne proche. Conséquemment, les femmes sont souvent plus fragilisées économiquement que les hommes et sont plus exposées à la pauvreté persistante, notamment les mères responsables d’une famille monoparentale et les femmes seules et les femmes aînées.

En 2007, le taux de faible revenu pour les femmes de 18 à 64 ans (selon la mesure du panier du consommateur) était de 10,8 % contre 9,6 % pour les femmes.

Pour les femmes responsables de famille monoparentale, il est de 21,7 % contre 14,1 % pour les hommes dans la même situation, soit un écart de 7,6 points.

Actions gouvernementales

Le gouvernement a mis en place des mesures afin de lutter contre la pauvreté des femmes et leur assurer une sécurité économique tout au long de la vie. En voici des exemples :

  • Le nouveau crédit d’impôt pour la solidarité, dont les premiers versements ont été effectués en juillet dernier, permet de bonifier les revenus des personnes et ménages à faible ou à moyen revenu.
  • Le 1er mai 2011, le taux de salaire minimum au Québec est passé à 9,65 $, soit une augmentation de 0,15 $ par rapport à l’année 2010. Plus de 292 000 personnes ont profité de cette mesure, dont 183 000 femmes. Cette hausse répond notamment à l’engagement gouvernemental de réviser annuellement le salaire minimum.
  • Depuis avril 2011, les ménages prestataires de l’aide financière de dernier recours déclarant un revenu de pension alimentaire pour enfant bénéficient d’une exemption de 100 $ par mois et par enfant dans le calcul de leur prestation.
  • Le nouveau plan d’action gouvernemental pour la solidarité et l’inclusion sociale 2010-2015, Le Québec mobilisé contre la pauvreté (1,6 Mo), a été rendu public en mai 2010. Il consolide les programmes actuels pour les personnes et les familles démunies (notamment les aînés, les immigrés nouvellement arrivés, les personnes handicapées, les prestataires du programme d’aide financière de dernier recours etc.) et prévoit des investissements de l’ordre de 7 G$ sur cinq ans, dont 1,3 G$ en nouveaux investissements.
  • La nouvelle stratégie d’intervention à l’égard de la main-d’œuvre féminine de 2009 (549 ko), qui fait suite à celle de 2001, cherche, entre autres, à mettre en œuvre des actions appropriées en vue de diminuer les obstacles à l’intégration et au maintien en emploi des femmes, notamment celles victimes de pauvreté et d’exclusion sociale. L’actualisation de la stratégie de 2001 était par ailleurs prévue dans le cadre du plan d’action 2007-2010 (2,8 Mo) de la Politique gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes.
  • La mise en œuvre du nouveau Plan d’action pour l’égalité entre les femmes et les hommes (2011-2015) permettra d’améliorer encore plus la sécurité économique des femmes grâce aux mesures qui y sont consacrées.

Date de mise à jour : 30 avril 2013

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