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Périnatalité

Politique de périnatalité

Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) lançait en juin 2008 sa politique de périnatalité 2008-2018, Un projet porteur de vie (2,35 Mo). Elle aborde toutes les questions liées à la période périnatale. Elle propose une vision globale et intégrée de la périnatalité aux parents et à leur enfant jusqu'à ce qu'il atteigne l'âge de un an.

La politique repose sur des valeurs fondamentales telles que:

  • la reconnaissance de la compétence des parents;
  • le respect du caractère naturel de la grossesse, de l'accouchement et de l'allaitement;
  • le recours judicieux aux interventions obstétricales;
  • la précocité des interventions;
  • le rôle déterminant de la relation d'attachement parent-enfant.

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Pratique des sages-femmes

Selon la politique de périnatalité, des services de sages-femmes doivent être développés afin que, d'ici 2018, ces professionnelles soient en mesure d'assurer le suivi et d'assister l'accouchement de 10 % des femmes enceintes. Cette politique prévoit également l’ouverture de treize nouvelles maisons de naissance, d’ici 2018.

Actuellement, des services de sages-femmes sont offerts dans dix régions du Québec par treize établissements, dont dix maisons de naissance.

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Césariennes

En 2011, parmi les 84 252 accouchements pratiqués au Québec, plus de 19 000 se sont déroulés en recourant à la césarienne. Le taux de césariennes a connu une hausse marquée au cours des dernières années passant de 16,9 % en 1993 à 23 % en 2011.

En 2011-2012, le taux de césariennes primaires (lors d’un premier accouchement) était de 17,9 % au Canada.  Le taux le plus élevé a été enregistré en Colombie-Britannique, avec 22,4 % des accouchements, et le plus bas, au Nunavut, avec 7,1 %. Le Québec se situe au 4e rang avec 15,3 %.

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Procréation assistée

Le projet de loi no 26, qui vise à assurer une pratique de qualité, sécuritaire et éthique en matière de procréation assistée, a été adopté en juin 2009.  Deux règlements accompagnent ce projet de loi.

L'un de ces règlements vise à encadrer le nombre maximal d'embryons qui pourront être implantés à chaque cycle dans l'utérus de la femme.

Des recherches indiquent que la procréation assistée comporte un risque accru de naissances prématurées et d'handicaps chez les enfants, notamment en raison des grossesses multiples.  Avec la nouvelle réglementation, le gouvernement prévoit réduire de 30 % à 5 % la proportion de grossesses multiples produites par la procréation assistée.

La modification apportée au Règlement d'application de la Loi sur l'assurance maladie vise quant à elle à ce que soient assurés trois cycles stimulés de fécondation in vitro (et jusqu'à six cycles naturels ou naturels modifiés), comprenant toutes les activités médicales qui y sont liées et les médicaments.

D'ici quelques années, les services seront majoritairement offerts en centre hospitalier.

Date de mise à jour : 13 août 2014

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