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Quelques statistiques

Les statistiques policières du ministère de la Sécurité publique constituent la principale source de données validées servant à recenser et à suivre l’évolution des infractions sexuelles au Québec. Il est à noter que les infractions sexuelles incluent les agressions sexuelles (simples, armées et graves) ainsi que les autres infractions d’ordre sexuel, dont les contacts sexuels, l’exploitation sexuelle, l’inceste, la corruption d’enfants et le leurre d’un enfant au moyen d’un ordinateur.

Au Québec, comme ailleurs dans le monde, ce sont les femmes et les filles qui sont majoritairement les victimes d’infractions sexuelles. En effet, les statistiques policières de 2014 portant sur les infractions sexuelles indiquent que 84 % des victimes sont de sexe féminin, alors que 96 % des auteurs présumés sont de sexe masculin.   

Ces statistiques indiquent que 5 340 infractions sexuelles ont été compilées au Québec par les corps policiers en 2014. Pour l’ensemble de ces infractions, les données policières précisent que :

  • 3 585 agressions sexuelles ont été commises, ce qui représente 67,1 % des infractions sexuelles;
  • 84 % des victimes d’infractions sexuelles sont des filles et des femmes;
  • 66 % des victimes d’infractions sexuelles sont âgées de moins de 18 ans : de ce groupe, 80 % sont de jeunes filles et 20 % de jeunes garçons;
  • la fréquence des infractions sexuelles est plus élevée chez les jeunes filles âgées de 12 à 14 ans;
  • 96 % des auteurs présumés d’infractions sexuelles sont de sexe masculin : parmi ceux-ci, 75 % sont des hommes et 25 % des garçons;
  • la majorité des victimes connaissent l’auteur présumé, soit 84,2 % des jeunes victimes et 78,8 % des victimes adultes.

Notons que ces statistiques témoignent d’infractions sexuelles dénoncées au cours d’une même année, et non pas nécessairement l’année où elles ont été commises.

Par ailleurs, il convient de souligner que selon l’Enquête sociale générale sur la victimisation de 2014, on estime que le taux de dénonciation des agressions sexuelles est de seulement 5 %. Il s’agit donc d’un domaine où les données existantes demeurent parcellaires et doivent être interprétées comme telles.

Date de mise à jour : 29 décembre 2016

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