Sans stéréotypes

La vie affective et amoureuse

La vie affective se développe dès le plus jeune âge, et ce, avant même l’entrée dans une première relation dite amoureuse. Les liens affectifs d’un enfant évoluent dans le temps :

  • l’amour réciproque d’un enfant et de ses parents et l’affection portée à ses frères et sœurs;
  • la relation de confiance qui s’établit avec des proches;
  • les gestes de bienveillance envers les autres et envers soi;
  • la capacité de recevoir l’amour des autres, le désir de plaire, la séduction;
  • la complicité, la mutualité et la réciprocité avec l’être cher;
  • la passion amoureuse et la relation amoureuse.

Le développement du sentiment amoureux commence dès l’enfance et prend de plus en plus de place au cours de l’adolescence. La vie affective et amoureuse n’est toutefois pas uniquement teintée d’expériences positives. Elle peut aussi être marquée par des expériences plus difficiles, telles que la déception, la jalousie, la honte ou la violence.

Saviez-vous que?

  • « Presque tous les enfants et les jeunes auront des béguins ou des sentiments amoureux envers un ou une camarade ».
  • « La moitié des enfants de 8 à 11 ans rapportent avoir un chum ou une blonde. Contrairement aux adolescents et adolescentes, il s’agit toutefois très souvent d’un amour non partagé qui s’explique par les limites de leur développement cognitif […] ».

En savoir plus Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Le parcours de la vie affective et amoureuse des enfants est déterminant quant à l'établissement du type de rapports qu’entretiendront entre eux les filles et les garçons et plus tard, les femmes et les hommes. Il importe donc de commencer très tôt à déconstruire les stéréotypes qui influencent la vie affective et amoureuse, et à discuter de consentement, de contrôle et de dépendance, ainsi que des relations à l’ère virtuelle.

Reconnaître et déconstruire les stéréotypes qui influencent la vie affective et amoureuse

La vie affective concerne autant les filles que les garçons; il faut cependant savoir que les expériences affectives et amoureuses sont, dès le jeune âge, influencées par une socialisation différenciée. Celle-ci s’exprime entre autres dans la tendance que nous avons à interagir différemment selon que l’on s’adresse à une fille ou à un garçon, même bébé.

Il existe plusieurs fausses croyances issues des stéréotypes et des modèles véhiculés par la société et les médias, dont voici quelques exemples :

  • Les garçons pensent toujours au sexe et ont davantage de partenaires;
  • Les filles sont dépendantes affectives;
  • Les garçons ne sont pas capables de contrôler leurs pulsions;
  • Une personne qui dit « non » veut parfois dire « oui »;
  • La jalousie est une preuve d’amour;
  • Une personne qui est agressée aurait pu éviter cette agression si elle avait limité les risques.

Selon une étude menée dans 15 pays Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre., les stéréotypes de genre sont intégrés par les jeunes aussi tôt qu’à 10 ou 11 ans. Les auteurs affirment que cette adhésion aux stéréotypes a des effets sur les relations affectives et amoureuses des jeunes, et qu’elle entraîne des conséquences parfois graves :

  • Les stéréotypes qui présentent les filles comme vulnérables, comme ayant besoin d’être protégées ou comme étant plus passives peuvent, par exemple, ouvrir la porte à des violences physiques et sexuelles ainsi qu’à la dépression.
  • Les stéréotypes qui présentent les garçons comme des êtres physiquement forts et indépendants peuvent, par exemple, les mettre à risque d’être les victimes ou les acteurs de comportements violents, d’abus de substances et de suicide.

En plus de la famille et des gens que côtoient les enfants, les livres et les jeux contribuent dès le plus jeune âge à forger l’image que les jeunes se font des filles et des garçons, et plus ou moins directement, des relations amoureuses. Les stéréotypes y sont omniprésents (la princesse qui attend passivement d’être délivrée, l’amoureux qui doit utiliser sa force physique pour défendre sa belle, etc.).

Les séries télé et les films prennent ensuite le relais dans l’imaginaire des jeunes et influencent leurs relations sociales ou amoureuses. Il n’est pas rare que la jalousie y soit présentée comme une preuve d’amour, ou qu’un personnage qui insiste jusqu’à obtenir ce qu’il veut soit dépeint comme un romantique. 

Les modèles véhiculés dans les médias quant au rôle des hommes dans les relations affectives et amoureuses sont tout aussi dommageables pour les garçons. L’idée qu’un garçon ne doit pas exprimer sa peine a notamment des conséquences sur ses relations et peut l’empêcher d’aller chercher de l’aide en cas de besoin. Les images de « performances » associées à la pornographie peuvent quant à elles affecter son estime de soi, puisqu’il peut ressentir une pression de devoir reproduire ce qu’il a vu dans ses premières relations amoureuses. Certains auteurs vont jusqu’à parler de l’existence d’une « masculinité toxique » et de ses impacts négatifs, notamment sur les relations entre les filles et les garçons.

De même, il semblerait que « plus les jeunes regardent de vidéoclips Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.,plus ils tendent à intégrer les stéréotypes qui y sont présentés, allant jusqu’à banaliser la violence entre les hommes et les femmes ». De plus, la sexualisation de l’espace public rend plus floue la frontière entre pornographie et divertissement populaire.

Il serait illusoire de penser soustraire complètement les jeunes à ces influences. L’important est surtout de les amener à développer leur esprit critique quant à ces modèles de relations; d’ailleurs, plusieurs jeunes ne s’y reconnaissent pas et ont besoin de modèles de remplacement! Il importe également d’offrir des modèles autres que celui du couple hétérosexuel, puisque les premiers questionnements sur l’orientation sexuelle apparaissent déjà pendant l’enfance. Enfin, il faut amener les jeunes à reconnaître, à éviter, à refuser et à dénoncer les comportements inacceptables dans une relation affective ou amoureuse.

Le Test de Bechdel

Voici un test facile à réaliser avec les enfants ou les jeunes; lorsque vous regardez un film en famille, amusez-vous à vous poser les questions suivantes :

  • Y a-t-il au moins deux personnages féminins…
  • qui parlent l’un avec l’autre…
  • au sujet d’autre chose que d’un homme?

Ce test est connu sous le nom Test de Bechdel, du nom de l’auteure Alison Bechdel. Il vise à démontrer par l’absurde qu’il est encore courant, dans les productions cinématographiques, de voir les femmes réduites à des rôles de figurantes, de petites amies, d’épouses ou de soupirantes dont l’univers tourne autour de la seule volonté de séduire ou de satisfaire le personnage principal masculin.

Amener les enfants à prendre conscience de ce modèle peut leur permettre de développer un esprit critique et d’éviter, éventuellement, de le reproduire inconsciemment dans leurs relations affectives et amoureuses.

La question du consentement...

En utilisant les bons mots et les bons outils, il est tout à fait possible d’aborder la question du consentement avec des enfants. Éduquer les enfants au consentement c’est leur apprendre à fixer leurs limites, mais c’est leur apprendre aussi à respecter celles des autres. La responsabilité de s’assurer du consentement de l’autre appartient autant aux garçons qu’aux filles.

Il est impératif d’enseigner aux jeunes que :

  • le consentement est toujours nécessaire, y compris dans un couple et même s’il a déjà été donné dans le passé à une autre occasion;
  • il peut être retiré à tout moment, même en cours d’activité sexuelle;
  • le silence n’équivaut pas à un consentement;
  • un consentement n’est valable que s’il a été donné librement, par une personne qui est en état de consentir.

L’âge minimal du consentement à une activité sexuelle est fixé à 16 ans. Lorsqu’un des deux partenaires est âgé de 14 ou 15 ans, l’écart d’âge avec l’autre partenaire doit être de moins de 5 ans. Dans le cas où l’un des deux est âgé de 12 ou 13 ans, l’écart d’âge doit être de moins de 2 ans. Le consentement n’est pas valide si l’une des deux personnes est en position d’autorité sur l’autre.

Au Québec, la Loi sur la protection de la jeunesse oblige quiconque à faire un signalement s’il croit qu’un enfant a été victime d’abus sexuel.

Reconnaître le contrôle et la dépendance

Il peut arriver que les premières relations amoureuses soient le théâtre de comportements malsains tels que le contrôle, la dépendance affective ou même la violence. Ces comportements peuvent se manifester aussi bien dans les relations homosexuelles que dans les relations hétérosexuelles.

Dans une situation de contrôle, il y a une distribution inégale du pouvoir au sein de la relation. Cela peut se manifester de différentes manières, par exemple si l’une des deux personnes :

  • amène l’autre à se sentir coupable;
  • désapprouve le fait qu’il ou elle passe du temps avec ses amis;
  • manipule l’autre, l’intimide, l’humilie, la menace, lui fait peur;
  • critique son apparence physique ou passe des commentaires sur ce que l’autre devrait manger ou pas;
  • fait pression sur l’autre pour avoir des relations sexuelles;
  • a l’impression que l’autre veut la changer;
  • a l’impression de ne pas pouvoir être elle-même;
  • a peur de mettre fin à la relation même si elle est malsaine.

Si vous croyez reconnaître la présence de contrôle dans une relation, amenez la personne qui subit ce contrôle à réaliser qu’il ne s’agit pas d’une situation saine ou normale. Au besoin, aidez-la à quitter la relation de manière sécuritaire ou allez chercher de l’aide extérieure. Amenez la personne qui exerce le contrôle à réaliser que son comportement n’est pas une preuve d’amour et qu’il n’est pas acceptable. Rappelez-lui qu’une relation saine se base non pas sur le sentiment de culpabilité ou sur la contrainte, mais bien sur l’envie libre de passer du temps avec l’autre.

Exemples de signaux qui doivent attirer votre attention si vous les constatez :

  • « Où es-tu ? Avec qui ? Pourquoi tu as mis autant de temps à répondre à mes textos ? Ça fait 10 fois que j’essaie de te joindre aujourd’hui! »
  • « Tu ne devrais pas me laisser seule un vendredi soir si tu m’aimes vraiment… tu vois trop souvent tes amis. »
  • « Tu serais encore plus belle si tu perdais quelques kilos. »
  • « Il essaie de te monter contre moi. Si tu le vois encore, toi et moi, c’est fini. »

Dans une situation de dépendance affective, la présence, l’approbation, le regard et l’amour de l’autre sont recherchés à tout prix, quitte à oublier ses propres besoins. Cette dépendance peut également amener la personne à s’isoler de ses amis, entraîner la jalousie ou le contrôle, ou encore amener un jeune à accepter des choses inacceptables dans une relation pour éviter qu’elle ne se termine.

Si vous croyez déceler de la dépendance affective chez un jeune, essayez de l’amener à diversifier son réseau, à faire des activités qu’il ou qu’elle aime et lui permettant de reprendre confiance en sa propre valeur. Encouragez-le à s’affirmer et à affronter les conflits plutôt qu’à les éviter à tout prix pour ne pas déplaire.

Dans une relation saine et égalitaire, les deux personnes ont les mêmes droits et sont libres d’agir et de penser. Le respect et la confiance sont présents. Chaque personne est responsable d’elle-même et est en mesure d’exprimer ses besoins.

Selon l’Enquête sur la santé des jeunes du secondaire, « la violence dans les relations amoureuses peut avoir de lourdes conséquences sur les individus à court et à long terme. Une étude longitudinale de l’Université Cornell a observé que les adolescents qui avaient vécu de la violence physique ou psychologique dans leurs relations amoureuses étaient deux fois plus portés cinq ans plus tard à répéter ces types de relations problématiques comme adultes, comparativement à ceux qui avaient eu des relations saines ».

Les relations à l'ère du virtuel

L’avènement des technologies de l’information et de la communication (TIC) et leur évolution constante offrent aux jeunes de nouvelles façons d’obtenir et de partager de l’information dans le cadre de leur développement affectif, amoureux et sexuel. Pour elles et pour eux, il s’agit d’une occasion privilégiée d’explorer de nouvelles réalités; or, il peut y avoir un écart entre ce que l’on croit approprié pour l’âge et le niveau de développement des enfants et des jeunes et ce qui est devenu facilement accessible pour eux par l’intermédiaire du monde virtuel. De plus, les TIC constituent un canal rempli de messages contradictoires concernant la vie affective, amoureuse et sexuelle.

Il est important de savoir que :

  • les stéréotypes sexuels et sexistes teintent les échanges et la façon dont les jeunes s’exposent publiquement;
  • pour bien des jeunes, les concepts de vie privée et de vie publique demeurent flous;
  • les jeunes se croient parfois protégés par les applications permettant le partage d’images éphémères (alors qu’en réalité, il est facile d’en garder des traces);
  • le désir de plaire (besoin d’affection et de reconnaissance, course aux mentions « j’aime ») pousse les jeunes – surtout les filles – à s’exposer sur les réseaux sociaux et les met à risque de vivre de la cyberintimidation et du harcèlement;
  • l’influence de la sphère virtuelle des jeunes est omniprésente dans leur vie affective et amoureuse. En effet, les relations affectives, amoureuses et sexuelles des jeunes connaissent maintenant une vie parallèle, mais non moins réelle. Par exemple, les mécanismes permettant de s’afficher ou non « en couple » amènent de nouveaux problèmes : que se passe-t-il si dans une nouvelle relation une personne s’affiche « en couple » et l’autre pas?

En moyenne, dans une école primaire :

  • Plus de la moitié des élèves de 4e, 5e et 6e année possèdent un cellulaire ou un appareil électronique permettant d’envoyer ou de recevoir des messages textes.
  • Près de 4 élèves sur 5 déclarent avoir accès à Internet librement, sans la supervision d’un adulte à la maison.

L’évolution constante des nouvelles technologies et leurs répercussions sur les jeunes peuvent constituer un « élément démotivant » pour les personnes qui sont amenées à jouer un rôle d’éducateur en ce qui concerne la vie affective, amoureuse et sexuelle. En effet, le sentiment d’être rapidement « dépassés » par ces nouvelles technologies alimente le doute quant à leurs propres compétences comme éducatrices ou éducateurs. Il ne faut pas renoncer à intervenir, même si la réalité virtuelle nécessite une adaptation des pratiques en matière d’éducation à la vie affective, amoureuse et sexuelle auprès des jeunes.

La cyberintimidation

Il importe d’intervenir auprès des enfants pour leur assurer un environnement sécuritaire, mais comment faire lorsqu’il s’agit d’un environnement virtuel? Par exemple, on peut se demander si l’enfant est en mesure de bien choisir ses amis, de se protéger des personnes malveillantes, d’entretenir des relations saines ou encore si nous, comme adultes, sommes suffisamment outillés pour lui apprendre à bien se comporter ou à bien réagir s’il a une dispute ou s’il reçoit des menaces sur le Web.

L’utilisation de plus en plus répandue des réseaux sociaux, blogues, messagerie instantanée, courriels ou autres entraîne inévitablement l’extension en ligne de tous les comportements existants, qu’ils soient inappropriés, problématiques ou illégaux. L’utilisation des TIC doit impérativement passer par des apprentissages essentiels tels que bien se comporter sur le Web tout en assurant sa sécurité.

81 % des parents sont préoccupés par les risques liés à l’utilisation des TIC (échange de photos intimes, cyberintimidation, harcèlement, leurre d’enfant, etc.). De plus, 44 % se sentent dépassés par ces nouvelles technologies (SOM, 2017).

La cyberintimidation est le fait de harceler une personne, de tenir à son endroit des propos menaçants, haineux, injurieux ou dégradants, de manière écrite ou en images, en utilisant les TIC. Tout comme l’intimidation, la cyberintimidation peut avoir des conséquences néfastes chez les victimes. En effet, les individus qui se sentent intimidés, harcelés ou menacés en ligne sont susceptibles d’en subir les conséquences dans plusieurs aspects de leur vie. La nature des moyens de communication utilisés amplifie les effets de l’intimidation, puisqu’un seul acte peut être relayé, démultiplié instantanément et de manière durable, et ce, dans un environnement public dont l’auditoire est presque illimité.

Le 13 juin 2012, le Québec a adopté le projet de loi nº 56 Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. en vue de prévenir et de combattre l’intimidation et la violence à l’école. La portée de ce projet de loi s’étend au-delà des murs des établissements, puisque la cyberintimidation tout comme l’intimidation faite sur le chemin de l’école ou dans le transport scolaire sont également visées.

Qu’est-ce qui pousse les jeunes à la cyberintimidation?

  • L’accessibilité et l’omniprésence des technologies; 
  • Le sentiment d’anonymat (qui est faux, en réalité);
  • Le fait qu’on ne voit pas l’autre personne, qu’on ne réalise pas forcément la gravité du geste commis;
  • La grande diffusion potentielle qu’offre Internet;
  • Le fait de potentiellement pouvoir en tirer certains avantages (ex. : statut social, popularité, reconnaissance, appartenance, un bien);
  • La possibilité d’exprimer la déception ou la peine (vengeance, jalousie, rejet);
  • Le fait qu’il s’agisse d’un comportement appris et jugé efficace pour parvenir à leurs fins (modèles des adultes/environnement).

Quelles sont les conséquences?

Les conséquences possibles pour la victime de cyberintimidation sont :

  • Perte d’intimité, atteinte à la vie privée et à la réputation;
  • Perte de sécurité, de confiance, d’estime de soi;
  • Difficultés scolaires et relationnelles;
  • Crainte et anxiété;
  • Insomnie, maux de tête, maux d’’estomac; 
  • Tendance à l’isolement.

Les conséquences possibles pour l’auteur de cyberintimidation sont :

  • Isolement;
  • Risque que la victime décide de se défendre ou de se venger;
  • Perte de temps pour l’essentiel : études, loisirs, travail, amis, sports, famille, etc.;
  • Risque d’entraîner des conséquences légales, scolaires, familiales et sociales.

Selon la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA) :

  • Un policier peut procéder à l’arrestation d’un jeune âgé de 12 ans et plus, et des accusations peuvent même être portées contre ce dernier;
  • Dans le cas d’un jeune de moins de 12 ans, les autorités ont la possibilité d’aviser les parents, la direction de l’école ainsi que la DPJ.

Comment aider un enfant ou un jeune à bien se comporter sur le Web?

  • Lui expliquer les règles de civisme dans le monde virtuel;
  • Lui donner une liste de questions à se poser avant de publier (ex. : est-ce que cela va faire du tort à quelqu’un?);
  • Le renseigner sur la cybercriminalité;
  • L’éveiller à sa responsabilité sociale de témoin en ligne;
  • Lui envoyer des messages clairs et cohérents sur les attentes parentales;
  • Renforcer la capacité de l’enfant à agir adéquatement (ex. : face aux frustrations, agressions) et à répondre à ses besoins sans brimer l’autre;
  • Lui apprendre à développer de saines relations avec son entourage, tant dans le monde réel que virtuel;
  • Établir un « couvre-feu technologique » pour éviter que des dérapages se produisent pendant la nuit;
  • Développer sa responsabilité sociale pour en faire un futur citoyen concerné par le bien-être des autres.

Quelques suggestions pour soutenir votre enfant (qu’il soit auteur, témoin ou victime de cyberintimidation)

  • Lui faire décrire la situation et verbaliser les émotions vécues;
  • Vérifier ce qu’il a tenté de faire pour faire cesser la situation (autonomie);
  • Expliquer comment vous allez l’aider pour faire cesser cette situation;
  • Vérifier s’il connaît un adulte de confiance à l’école (ou loisirs);
  • Signaler la situation aux adultes concernés (école, loisirs, etc.);
  • L’aider à créer de nouvelles amitiés;
  • Proposer de nouvelles activités;
  • Communiquer avec la police si nécessaire.

Dénoncer ou intervenir fait souvent diminuer les comportements visés de façon considérable, de là l’importance d’agir en tant que témoin.

Inspiré de Beaumont, C. et Tétreault, C. (2015).