L'égalité à l'oeuvre.

Dans la mire
de Catherine K. Laflamme

Dans la mire, on ne reconnaît ni corps féminins ni corps masculins, que des silhouettes asexuées aux couleurs bleu et rouge rosacé. Parfois côte à côte, dos à dos, face à face ou cacher l'un derrière l'autre, tantôt dans l'ombre, tantôt exposés, les corps expriment la complexité entre les deux Êtres; entre dualité et complicité. 

Les sigles féminins et masculins s'entremêlent et se chevauchent, ne respectant plus l'ordre établi de la flèche partant vers le haut à droite pour l'homme et de la croix allant vers le bas pour la femme. Ainsi, contrairement aux médias qui présentent un modèle de beauté unique, idéal, Dans la mire, propose un masculin qui n'évoque pas seulement la puissance du guerrier, celle de la Masculinité virile, machiste, agressive et violente. Et la femme n'est pas uniquement une déesse de l'amour comme Vénus. Les archétypes n'existent plus. L'homme et la femme sont, tous les deux, à la fois symbole de force et de beauté. Ils sont égaux dans leur différence et unis par leur ressemblance.

La présence des médias est évoquée par une succession de couleurs verticales et une forme ronde avec différents tons de gris et de couleurs sur un fond quadrillé. Cette mire, image devenue un symbole télévisuel
très fort, permet d'étalonner l'affichage d'un téléviseur avec des valeurs standardisées. Elle est, en quelque sorte, à l'origine d'une égalité, d'une uniformité, d'un code couleur à respecter pour des rapports égalitaires. Autour de cette mire gravitent des corps de femmes et d'hommes libres de toute représentation stéréotypée comme il devrait en être dans toute société…

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Date de mise à jour : 11 juillet 2013

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