L'égalité à l'oeuvre.

Jeux de présence
de Louise Néron


J'ai développé le concept de l'image Jeux de présence à partir de la thématique des images sexistes dans les médias et leur influence sur les rapports entre les femmes et les hommes en partenariat (maquillage, choix des costumes, postures, éclairage, traitement postphotographique, etc.) avec deux jeunes, Léa Edwige Ferland, 18 ans, et Victor Ferland, 19 ans, qui ont également servi de modèles. Ensemble nous avons réfléchi à comment ces portraits pourraient faire référence aux stéréotypes, féminins et masculins, tout en étant une mise en garde contre les causes à effets de l'adoption de ces derniers. Nous avons surnommé ces personnages fictifs les enfants-loups. Ceux-ci, issus du mythe et/ou de la réalité, mettent à profit des jeux de séduction afin d'éveiller l'instinct chasseur.

Dans cette image où le réel n'est pas donné, mais conçu comme devant être manifestement construit, où chaque visage est intentionnellement modifié, où interfèrent identité actuelle et identification officielle, où les retouches, ajouts, juxtapositions, textures, perspectives imaginaires ou chocs des couleurs entre les plans se font sentir en tant que tels et comme éléments d'un jeu poétique, on a affaire à un essai de redéfinition du portrait photographique. Tentative sans prétention qui tend à le décontracter en l'amenant sur un terrain différent, à l'écart du formalisme.

Il s'agit d'une mise en scène d'individus jeunes qui cherchent leur subjectivité en traversant les apparences admises posées comme modèles obligés de l'intégration à la société actuelle, un jeu de rôles familiers agençant poses exagérées puisées dans quelques moments précis de l'histoire récente du portrait photographique, une situation de couple insérée dans un alliage référentiel de photoroman, de bande dessinée et de théâtre pop.

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Date de mise à jour : 11 juillet 2013

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