L'égalité à l'oeuvre.

Chute
de Pilar Macias

Avec cette photographie, je me suis intéressée tout autant aux fictions contenues dans les images qu'à la réalité qui leur donne prétexte. Je continue à travailler avec la tension des corps, les ambiances, avec la charge expressive du jeu des transpositions et de la transparence.

Par des métaphores visuelles, la photographie proposée symbolise une chute à laquelle certains médias pourraient nous faire succomber.

J'ai travaillé avec deux photographies : celle du fond (en noir et blanc) sert de support pour accueillir l'autre en transparence, faisant coïncider deux femmes différentes et ainsi proposant d'autres histoires, réagissant à la fracture du temps comme des registres d'identités culturelles.

Une des photographies est l'image d'une femme effectuant une tâche socialement attribuée à son rôle, comme celle de faire à manger (symboliquement illustrée par l'enlèvement des épines de cactus ). L'autre image en couleur est le symbole de la femme « d'aujourd'hui » qui se trouve dans une position fragile par rapport à son image dans les médias. Les deux images se touchent en nous confondant, ne sachant quelle image est la réelle, quelle est celle inventée. Par exemple, les deux bras qui se fondent avec la télévision, créant ainsi l'impression de voir une radiographie imaginaire.

Chute est une photographie qui s'appuie sur la temporalité de l'image et se développe autour de narrations fictives et fantomatiques d'une collectivité. C'est un lien entre le visible et l'invisible, une allégorie qui dénonce les messages cachés des médias.

Cette photographie documente et en même temps fabule, mettant en évidence certains paradoxes dans lesquels nous vivons. L'emploi des superpositions devient ici l'outil d'enregistrement d'une collection de références plastiques, historiques et sociales.

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Date de mise à jour : 11 juillet 2013

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