L'égalité à l'oeuvre.

Poupées de porcelaine chinoise (China Dolls)
de Nathalie Daoust

Durant des siècles, la domination masculine a été la norme en Chine; les femmes faisaient l'objet d'une discrimination sans retenue, étaient dépourvues de leurs droits et se consacraient surtout à servir les hommes. Jusqu'à la Révolution communiste, les Chinoises ont occupé le dernier échelon de l'échelle sociale. À présent, des années après que Mao Zedong a élargi l'assujettissement des femmes de l'échelle domestique à l'échelle de l'État, la «libération des femmes » demeure une notion fallacieuse, et la route vers l'égalité des sexes semble infinie. Dans ce pays où culture ancestrale et présent futuriste s'entrechoquent, on trouve toujours un rapport anormal d'environ 117 hommes pour 100 femmes, et ce, en dépit de l'interdiction de l'avortement sélectif selon le sexe.

Intriguée par cette nouvelle génération de femmes qui luttent pour se tailler une place dans le monde moderne, j'ai décidé d'en photographier quelques-unes de façon individuelle, de manière à documenter l'histoire de chacune au sein de cette société surpeuplée. Ce faisant, je voulais souligner l'impression « d'être piétinée », sentiment que m'ont souvent confié les Chinoises que j'ai rencontrées. C'est pourquoi j'ai imprimé ces 500 portraits sur des tuiles de céramique de 30 cm x 30 cm, qui seront posées sur le plancher de la salle d'exposition et sur lesquelles marcheront les visiteurs.

Puisque je dois me limiter à une image dans le cadre de l'exposition L'égalité à l'œuvre, cette tuile de céramique peut être présentée sur le sol ou sur un mur.

China Dolls offre un regard critique sur les jeunes femmes en quête d'identité issues de la Révolution culturelle chinoise. Bien que la tâche qui les attend soit énorme, elles s'apprêtent à se forger un rôle sans précédent dans le monde moderne.

 

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Date de mise à jour : 11 juillet 2013

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