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La violence conjugale

La violence conjugale se caractérise par une série d’actes répétitifs qui deviennent généralement de plus en plus fréquents. Les spécialistes appellent cette progression l’« escalade de la violence ».

Elle se produit, dans le cas de la personne qui commet l’agression, selon un cycle défini qui comporte des phases successives marquées par :

  • la montée de la tension;
  • l’agression;
  • la déresponsabilisation;
  • la rémission;
  • la réconciliation.

À ces phases correspondent, chez la victime :

  • la peur;
  • la colère;
  • le sentiment qu’elle est responsable de la violence;
  • l’espoir que la situation va s’améliorer.

À noter que toutes les phases ne sont pas toujours présentes et qu’elles ne se succèdent pas nécessairement dans cet ordre.

La violence conjugale comprend :

  • les agressions psychologiques;
  • les agressions verbales;
  • les agressions physiques;
  • les agressions sexuelles;
  • les actes de domination sur le plan économique.

Elle ne résulte pas d’une perte de contrôle, mais constitue, au contraire, un moyen choisi pour dominer l’autre personne et affirmer son pouvoir sur elle. La violence conjugale peut être vécue dans une relation maritale, extramaritale ou amoureuse, à tous les âges de la vie.

La violence conjugale consiste à dévaloriser l’autre. Elle se traduit par :

  • des attitudes et des propos méprisants;
  • l’humiliation;
  • le dénigrement;
  • le chantage;
  • la négligence à son égard.

Elle peut aussi prendre la forme d’un isolement imposé par l’agresseur qui, souvent motivé par la jalousie, interdit à la victime de fréquenter telle ou telle personne ou limite ses déplacements à l’extérieur de la maison. Elle porte atteinte à l’estime de soi et à la confiance en soi, et permet au doute de s’installer dans l’esprit de la victime quant à la responsabilité de l’agresseur dans la situation.

Plus la victime est isolée socialement, plus elle devient vulnérable aux autres formes de violence. Dans certains cas, l’agresseur peut se servir de ses croyances spirituelles pour justifier sa domination et son pouvoir.

La violence verbale

La violence verbale découle la plupart du temps de la violence psychologique : elle consiste, de la part de l’agresseur, en des sarcasmes, des insultes, des hurlements ou des propos dégradants et humiliants.

Il peut aussi faire du chantage ou des menaces ou encore intimer des ordres brutalement. L’intimidation verbale prépare à la violence physique, crée de l’insécurité ou de la peur et empêche la victime de se soustraire à la situation.

La violence physique

La violence physique affirme la domination de l’agresseur : elle se manifeste par des coups, des blessures de toutes sortes, allant de la bousculade, de la brûlure, de la morsure ou de la fracture jusqu’à l’homicide. Les mauvais traitements physiques sont souvent déguisés en accidents.

La violence sexuelle

La violence sexuelle porte atteinte à l’intégrité sexuelle de la victime : elle dépasse la sexualité elle-même, en ce sens que l’agresseur se sert de cette violence pour dominer l’autre personne dans ce qu’elle a de plus intime. Il s’agit d’agressions sexuelles, de harcèlement, d’intimidation, de manipulation, de brutalité en vue d’obtenir une relation sexuelle non consentie, etc. Certaines victimes consentent à avoir des relations sexuelles dans l’espoir de maintenir la paix et d’éviter la violence.

La violence économique

Dans les cas de la violence économique, l’agresseur exerce une domination en privant la victime des ressources financières et matérielles qui sont nécessaires au bon fonctionnement du foyer. Les activités économiques de la victime sont contrôlées et surveillées, de sorte qu’elle n’a pas le pouvoir de décider quoi que ce soit en cette matière, et ce, indépendamment du fait qu’elle travaille ou non à l’extérieur du foyer. Ces actes entraînent la dépendance financière.

Un acte criminel

Parmi toutes ces formes de violence, certaines sont de nature criminelle, notamment :

  • les menaces;
  • la violence physique;
  • la négligence criminelle;
  • la violence sexuelle;
  • le harcèlement criminel;
  • l’enlèvement;
  • la séquestration.

L’alcool, la drogue et le stress peuvent favoriser l’expression de la violence, mais aucun de ces éléments ne peut la justifier; il n’existe pas de substance ou de situations stressantes qui possèdent le pouvoir de rendre quelqu’un violent contre sa volonté.

Passez à l’acte

Faites passer le message

En plus d’encourager les victimes à dénoncer leur situation, parler ouvertement et prendre position contre les actes de violence conjugale permet de conscientiser la collectivité.

Date de mise à jour : 17 novembre 2017

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