Sans stéréotypes

La vie affective et amoureuse

L’école : lieu incontournable du développement affectif et relationnel

En milieu scolaire, les enseignantes, les enseignants et les personnes intervenantes sont témoins des manifestations entourant le développement affectif et amoureux des enfants dès la maternelle.

Malgré cela, le fait de prendre du temps pour parler ouvertement de cette question avec les élèves peut sembler non prioritaire par rapport à d’autres situations problématiques vécues à l’école. Pourtant, aborder la vie affective et amoureuse dès le primaire permet de développer chez les jeunes les habiletés nécessaires qui leur permettront de vivre des relations saines et égalitaires toute leur vie.

Par leur rôle en éducation à la sexualité, les intervenantes et intervenants scolaires sont appelés à traiter non seulement des aspects biologiques, mais aussi affectifs, relationnels et éthiques de la sexualité, dans le but d’amener les jeunes à développer leur sens critique.

L’école ainsi que les adultes qui y travaillent peuvent être d’importants agents de changement en lien avec les stéréotypes, les préjugés sur les relations filles-garçons, l’homophobie, l’hypersexualisation sociale et la violence.

Chez les 5 à 11 ans

Dès le primaire, les enfants peuvent expérimenter certains comportements intimes : se tenir la main, se tenir proche de l’autre ou éprouver des sentiments plus forts pour un ou une amie. Ces émotions suscitent chez eux des questionnements, même s’ils n’en parlent pas explicitement.

Le développement affectif et amoureux s’effectue par étapes et évolue avec l’âge. Il est donc important de parler des relations affectives et amoureuses avec les enfants, tout en respectant leur niveau de développement psychosexuel Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.. Ainsi, on ne parlera pas d’éveil amoureux avant l’âge de 8 à 11 ans, et d’éveil progressif à l’attirance sexuelle avant l’âge de 10 ou 11 ans.

On doit veiller à ne pas projeter sur les enfants des attentes qui ne leur appartiennent pas, par exemple en posant des questions telles que : « Est-ce que c’est ton amoureux ou ton amoureuse ? ». En effet, c’est durant l’enfance que s’expérimente la capacité de séduire Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. et mieux vaut laisser les jeunes apprécier par eux-mêmes les différents degrés d’intensité de leur affection, sans y accoler un statut social bien défini ou leur imposer une pression sociale voulant qu’il soit important, déjà à leur âge, d’être en « couple amoureux ». 

Le désir de plaire et la pression des pairs

Plusieurs modèles proposés dans les médias associent l’image corporelle et le fait d’être sexy à la popularité auprès des pairs. Ce désir d’être populaire n’est pas nouveau Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre., mais « il semble aujourd’hui davantage associé à une attitude sexuelle ».

Il faut aider les enfants à prendre conscience de la différence entre le besoin d’être accepté par ses pairs, la « popularité » et l’amitié.

L’apparition des doubles standards dans les premières relations amoureuses

À propos d’un garçon qui dit avoir une « blonde », on entend souvent les adultes réagir ainsi : « Tu pognes mon grand ! »  Vous avez probablement déjà été témoin aussi de commentaires tels que : « Tu es un vrai charmeur ! » à l’endroit d’un jeune garçon qui semble être populaire auprès de plusieurs jeunes filles à la fois ou qui dit avoir plus d’une amoureuse.

Qu’en est-il des remarques faites aux jeunes filles dans la même situation? On entend plus fréquemment des commentaires qui mettent d’abord les filles en garde contre les garçons ou contre leur propre potentiel de séduction (ex. : le mythe selon lequel être attirante équivaut à se mettre à risque d’être agressée sexuellement). D’autres ont tendance à associer trop rapidement les relations amoureuses aux relations sexuelles et à certains risques (ex.: risque de grossesse, d’ITSS, etc.).

Ces réactions spontanées relaient des messages aux enfants. Autrement dit, la relation amoureuse est valorisée pour les garçons et synonyme de « danger » pour les filles. En voulant bien faire, il est possible que par leur attitude des adultes renforcent l’image de la femme « vulnérable » et de l’homme « prédateur ». Rien pour favoriser les relations saines et égalitaires!

Prévenir l’hétérosexisme et les stéréotypes sexuels lorsqu’on aborde le thème des relations affectives et amoureuses

Même si notre société a fait des avancées en matière de reconnaissance et d’acceptation de la diversité sexuelle et des genres, il n’en demeure pas moins que la lutte contre l’homophobie et les stéréotypes féminins et masculins qu’elle véhicule n’est pas encore gagnée. Les premières interventions à l’égard des relations affectives et amoureuses auprès des enfants doivent favoriser un discours inclusif et non hétérosexiste.

Au préscolaire, il est déjà possible de développer l’ouverture de l’enfant à la diversité des modèles familiaux et de couples. Le seul fait de ne pas tenir pour acquis que tous les enfants ont une famille composée d’une mère et d’un père et qu’un couple est nécessairement composé d’une femme et d’un homme est un excellent pas dans cette direction. On peut ainsi privilégier les expressions : « tes parents », « ton parent », « couple » ou « amoureux ». Aussi, dès que l’occasion se présente, il est possible de présenter des exemples de familles homoparentales et de couples homosexuels aux enfants (ex. : par le biais d’histoires).

Plus tôt les enfants auront accès à des modèles divers, plus tôt ils développeront une ouverture à l’égard de la diversité sexuelle. Une adhésion très forte aux stéréotypes sexuels peut entraîner un malaise avec toutes les personnes qui s’écartent de ces stéréotypes, et mener plus tard à l’homophobie ou à la transphobie.

L’accès à des réalités qui compromettent le sain développement psychosexuel des enfants : quels modèles leur sont présentés?

De nos jours, à l’ère du numérique, « en un seul clic » les enfants peuvent avoir accès à divers contenus à caractère sexuel qui ne respectent pas nécessairement leur niveau de développement psychosexuel.

Il est tentant pour plusieurs de banaliser l’accès qu’ont les jeunes à ces contenus en prétextant qu’« il faut être de son temps » et que « les jeunes d’aujourd’hui en savent beaucoup plus que ceux d’autrefois et que c’est tant mieux! » Même si les enfants ont davantage accès à des contenus sexuels par le biais des TIC (ex. : Internet, téléphonie intelligente, réseaux sociaux, etc.), cela ne fait pas d’eux des personnes aptes à composer avec ces réalités. Malgré l’évolution rapide des TIC et des réalités sociosexuelles qui en découlent, le développement psychosexuel des enfants, lui, est demeuré le même. Il en revient donc aux adultes de s’assurer que les étapes de ce développement soient respectées.

  • L’hétérosexisme consiste en l’affirmationde« l’hétérosexualité comme norme sociale ou comme étant supérieure aux autres orientations sexuelles; pratiques sociales qui occultent la diversité des orientations et des identités sexuelles dans les représentations courantes, dans les relations et les institutions sociales, entre autres en tenant pour acquis que tout le monde est hétérosexuel » (Plan d'action gouvernementale de lutte contre l'homophobie et la transphobie Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.).
  • Le cissexisme est le fait de voir le monde comme étant composé de deux genres ou de deux sexes seulement : les femmes et les hommes. Cette façon de voir le monde « […] exclut les personnes intersexuées, transgenres, transsexuelles ou de genre queer » (Veltman et Chaimowitz Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre., 2014).

Chez les 12-18 ans

L’école secondaire est le lieu de bien des manifestations entourant les relations affectives et amoureuses chez les jeunes. En effet, on peut y voir se développer entre les jeunes des attirances, des expressions de séduction et de passion, des relations amoureuses, des sentiments de jalousie et de rivalité, etc. On peut aussi être confronté à des situations de violence au sein de couples, de rumeurs et d’intimidation portant sur la sexualité d’une personne, de rupture amoureuse, de harcèlement sexuel, d’agression sexuelle, ou encore être témoin de gestes intimes consensuels entre deux jeunes (ex. : baisers, accolades) dont le niveau d’acceptabilité en public peut varier.

Les premières relations amoureuses se vivent habituellement entre 12 et 16 ans. Comme elles peuvent être d’une forte intensité, il importe de se montrer sensible à ce que ressentent les jeunes et d’être conscient de l’importance que ces relations ont dans leur vie. Cette période est aussi l’occasion de les amener à se questionner sur les modèles de relations amoureuses qui leur sont proposés.

Malgré le grand poids médiatique des réalités liées aux relations et aux technologies de l’information et de communication, les relations des préadolescents et des adolescents ont surtout lieu hors ligne Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.. Il n’en reste pas moins que ce qui se passe en ligne affecte bel et bien la vie des jeunes et la vie scolaire; ce qui rend incontournable le fait de s’y intéresser.

Quelques questions à se poser

Prend-on le temps de questionner les jeunes sur leur vision de ce qu’est une relation affective et amoureuse saine? Que savent-ils du respect mutuel, de la confiance réciproque, du consentement, de la vie publique et privée, de la violence, des relations amoureuses comportant un écart d’âge, du sexisme, de l’hypersexualisation (centrée sur la performance et les relations sexuelles)?

Les relations influencées par l’image hypersexualisée des filles dans le réel ou dans le virtuel

L’image des femmes projetée par les médias traditionnels ou sur le Web influence nécessairement les relations entre les jeunes. Par exemple, il est possible qu’une jeune fille projette une image de « séduction » qui ne correspond pas nécessairement à son niveau de développement. Le fait de s’arrêter uniquement aux manifestations visibles de l’hypersexualisation (attitudes, comportements et habillement des jeunes) est un piège, car on accorde alors trop d’importance au « symptôme »; ce n’est là que la pointe de l’iceberg. L’hypersexualisation est d’abord « sociale », ce qui signifie que l’on doit en premier lieu jeter un regard critique sur les influences sociales, culturelles et médiatiques, leur rôle et leur effet sur les individus plutôt que de jeter le blâme sur les jeunes, les filles et les femmes.

Ainsi, il est plus avantageux de prendre le temps de questionner les jeunes sur leurs perceptions du phénomène de l’hypersexualisation et de susciter leur réflexion critique sur celui-ci, en plus d’intervenir sur des éléments qui peuvent constituer à la fois des facteurs de risque et de protection : l’estime de soi, l’affirmation de soi, l’image corporelle, etc.

Enfin, on ne doit pas hésiter à recadrer les perceptions des jeunes : les modèles de femmes et d’hommes dont ils sont bombardés sont réducteurs et ne correspondent pas à la réalité.

En relayant des avertissements comme « ne t’habille pas trop sexy et ne bois pas trop pour ne pas te faire agresser », on peut involontairement véhiculer l’idée que la personne qui est victime d’une agression a une part de responsabilité. Il faut axer les messages sur l’importance du consentement et sur le fait que rien ne justifie une agression. 

« Tous les jeunes ne sont pas fragilisés par la question de l’hypersexualisation et de la sexualisation précoce, mais tous, garçons et filles, ont besoin d’une tribune pour discuter de ces phénomènes et s’attarder à ce que peut représenter une sexualité « saine », proche de leur réalité adolescente et de leurs besoins. »
Duquet, F., Gagnon, G. et Faucher, M. (2010).

Les enjeux de l’amour 2.0 : Le développement affectif et amoureux chez les jeunes et l’utilisation du virtuel

Outre les manifestations bien visibles de la vie affective et amoureuse chez les adolescents et les adolescentes, il s’en trouve plusieurs qui échappent à notre vigilance en raison de leur caractère virtuel et malgré leur influence potentielle sur la vie scolaire. Ainsi, depuis quelques années, le sextage (sexting), la cyberintimidation, la sextorsion, l’accès à des sites de rencontres et la cyberpornographie se sont « invités » dans le paysage de la sexualité adolescente.

La vie en ligne se transforme parfois en une course aux mentions « j’aime », qui peut pousser des jeunes à se dévoiler beaucoup pour recevoir de l’approbation. Les mécanismes permettant de s’afficher ou non « en couple » amènent aussi des nouveaux problèmes : que se passe-t-il si dans une nouvelle relation une personne s’affiche « en couple » et l’autre pas ? Comment se vivent les ruptures dans l’œil du public?

  • Le sextage est le fait de créer et de transmettre ou de partager avec d’autres personnes, par l’entremise des TIC, des photos ou des vidéos à caractère sexuel. Du point de vue légal, le sextage est considéré comme de la pornographie juvénile lorsqu’il implique des personnes mineures.
  • La sextorsion est le fait de formuler des demandes (financières ou autres) basées sur la menace de diffuser des images intimes de la personne visée.

Doubles standards et stéréotypes dans l’envoi de « sextos »

Des chercheurs Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. ont observé que les garçons décrivent les filles qui envoient des sextos comme étant des « traînées » ou en « manque d’assurance », alors qu’ils perçoivent celles qui n’en envoient pas comme « prudes » ou « snobs ».

Le sextage positionne ainsi les filles dans une situation « perdantes-perdantes » où, peu importe qu’elles s’y adonnent ou non, elles seront jugées plus durement que les garçons et donc victimes de sexisme.

Enfin, selon une étude exploratoire Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. menée auprès de 69 jeunes en 2009, quand il est question d’habillement, de gestes à connotation sexuelle dans des partys ou lors de danses, de clavardage sexuel, de diffusion d’images sexy, d’utilisation de webcam ou même de consommation de cyberpornographie, le jugement est toujours beaucoup plus sévère et l’étiquette franchement vulgaire lorsqu’il s’agit d’une fille.

Prévenir de façon positive

La prévention ne doit pas tomber dans le piège qu’est celui de n’insister que sur les aspects problématiques entourant la sexualité dans le contexte des nouvelles technologies.

La prévention en amont auprès des jeunes consiste à éveiller leur esprit critique à l’égard des enjeux des nouvelles réalités sociosexuelles, tout en accordant une place importante aux aspects positifs de la sexualité : la découverte de soi et de l’autre, l’amour, le consentement sexuel, les relations égalitaires, le plaisir, le désir, la séduction, l’érotisme, la sensualité, l’intimité, etc.

Par ailleurs, il ne faut pas seulement axer nos messages de prévention sur la recommandation « n’envoie pas de photo de toi », mais expliquer aussi qu’il est faux de penser que l’on doit poser de tels gestes pour obtenir de l’amour. On doit plutôt axer le message sur : « ne harcèle pas » et amener les jeunes à comprendre la gravité du geste que constitue le partage de l’image intime d’une autre personne sans son accord. 

Les activités sociales sexualisées Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. sont des pratiques à caractère sexuel qui surviennent en groupe et qui sont présumées volontaires, par exemple : concours de chandail mouillé ou de striptease, imitation de fellations, danse érotisée, etc. Selon une étude réalisée auprès de jeunes de 4e et de 5e secondaire, bien que 54 % d’entre eux aient déjà participé à au moins l’une de ces activités, la plupart les désapprouvent (91 % des filles contre 69 % des garçons).

Dans un milieu où les intervenants constateraient que les jeunes ont pris part à de telles activités, il serait pertinent d’ouvrir la discussion avec les jeunes sur leur par­ticipation à ces activités, de les amener à peser les pour et les contre et à fixer leurs limites. On peut aussi profiter de cas concrets dans l’actualité pour les amener à développer un discours critique sur le sujet (exemple : concours dans les bars, initiations, etc.).

Conseils pratiques

Pour les 5-12 ans

  • Amenez les jeunes à réfléchir à ce que signifie réellement pour eux et elles « avoir un chum ou une blonde » et discutez avec eux de leur conception de l’amour :
    • Adoptez une intervention non stéréotypée tournée davantage vers la discussion, non pas sur le genre de l’enfant (toi comme fille/ toi comme garçon), mais sur des questionnements intéressés et sans jugement autour du développement du sentiment amoureux de l’enfant en demandant  par exemple : « Pour toi, ça veut dire quoi être amoureux ou amoureuse? »;
  • Amenez les enfants à se questionner sur les différences entre le désir de plaire, d’être amoureux et les effets de la pression des pairs à leur âge.
  • Offrez-leur de répondre à leurs questions et démontrez-leur que leur curiosité à l’égard de la sexualité est légitime.
  • Portez attention à la diversité sexuelle dans les interventions auprès des enfants, par rapport à eux-mêmes et à leur famille. Cela peut se faire par le biais de la lecture d’histoires où sont présentés différents modèles de couples et de familles.
  • Privilégiez la mixité dans les activités proposées aux enfants, ce qui favorisera la collaboration (au lieu de la compétition entre les sexes).
  • Abordez la question des rôles et des stéréotypes sexuels et des effets de ceux-ci sur les rapports entre garçons et filles.

Pour les 12-17 ans

  • Développez le sens critique des jeunes face à l’abondance de messages sexuels médiatiques stéréotypés.Abordez les images qui renforcent des perceptions stéréotypées quant à la sexualité.
  • Amenez les jeunes à réfléchir sur différents gestes, y compris sexuels, qui peuvent être posés dans le but de paraître « populaire ».
  • Aidez les jeunes à se situer relativement à ce qu’ils espèrent vivre dans leurs rapports avec les autres filles et les autres garçons, dans leurs relations amoureuses et dans leur sexualité.
  • Abordez les différences entre la sexualité et l’univers affectif et relationnel.
  • Amenez les jeunes à réaliser que le fait d’exposer facilement et largement son intimité affective et sexuelle ne signifie pas être « cool » ou « ouvert ».
  • Sensibilisez-les à l’importance de respecter leur propre intimité, mais aussi celle de l’autre.
  • Informez-les du risque réel d’exploitation et de violences sexuelles sur Internet.
  • Concernant le sextage :
    • Ne présentez pas le sextage et la transmission de sextos comme étant des comportements répandus à l’ensemble des jeunes;
    • Sensibilisez les jeunes à l’existence d’un double standard (norme qui fait que les filles sont jugées plus négativement que les garçons qui s’y adonnent);
    • Évitez de concentrer vos interventions uniquement sur les conséquences négatives du sextage;
    • Enseignez comment résister à la pression de s’adonner au sextage;
    • N’axez pas seulement le message de prévention sur « n’envoyez pas de sextos », mais aussi sur « ne harcelez pas quelqu’un pour en recevoir » et « ne harcelez pas quelqu’un qui vous en a envoyés ».
  • Associez les comportements sexuels adolescents – depuis longtemps associés aux « problèmes » (anxiété, regret, humiliation, ITSS, grossesse à l’adolescence, violence sexuelle) – à la notion de plaisir : le plaisir de la découverte, le plaisir d’un rapprochement avec l’autre, d’une intimité et d’une connivence partagées, le plaisir sensuel et physique, etc.
  • Développez l’esprit critique des jeunes en ce qui concerne la pornographie, qui ne représente pas un idéal à atteindre, mais bien une image « objectifiante » et « déshumanisante » de la sexualité.
  • Amenez les jeunes à mieux se connaître, à se respecter et à s’affirmer sans avoir peur du rejet.
  • Si un enfant ou un jeune vous confie qu’il ou elle a été victime d’une agression, soyez à l’écoute et ne laissez pas entendre qu’il ou elle en est responsable d’une quelconque manière : on ne se fait pas agresser parce qu’on a trop bu, parce qu’on a manqué de prudence ou parce qu’on a porté un certain type de vêtement. Rappelez-lui que l’agression est toujours la faute de l’agresseur et allez chercher de l’aide.
  • Ressources - agression sexuelle :
  • Ressources - violence conjugale :